
Très chers amis lecteurs,
On me demande parfois qui je suis.
Question délicate, à laquelle il est tentant de répondre par une liste : ce que je fais, ce que j’aime, ce que j’ai traversé. Mais tout cela dit rarement l’essentiel.
Je préfère croire que l’on se raconte mieux à travers ce que l’on écrit.
Depuis quelque temps, je dépose des mots. Sur ces mouvements intérieurs que l’on tait souvent par pudeur, et qui pourtant façonnent nos jours avec une précision remarquable.
Je n’écris ni pour expliquer, ni pour convaincre. J’écris pour approcher au plus près ce que l’on ressent quand on enlève le décor. Quand il ne reste que l’émotion nue, celle que l’on reconnaît sans toujours savoir la nommer.
Il paraît que l’on devrait se présenter clairement.
Donner des contours, des certitudes, des éléments tangibles. Je choisis plutôt de laisser une place au mystère. Non par goût du secret, mais par respect pour la nuance.
Ce que je fais tient peut-être en ceci : mettre des mots là où, souvent, il n’y en a pas.
L’écriture m’accompagne depuis toujours. Elle est devenue une manière de respirer, de comprendre, de tenir.
Et si vous cherchez à me connaître, il se pourrait bien que mes textes soient encore la façon la plus fidèle d’y parvenir.
Pour le reste, je préfère laisser à l’écriture la liberté de me surprendre encore.